Thème de la Semaine Européenne de l’Urologie du 23 au 27 Septembre 2013

Les Cancers urologiques représentent 40 % des l’ensemble des tumeurs solides et concernent donc près d’un million de patients au total en France où l’incidence de ces cancers est de l’ordre de 95 000 nouveaux cas par an.

Ces cancers urologiques sont responsables d’environ 17300 décès par an en France.

Prévenir, c’est empêcher par des précautions.

La prévention commence par l’identification des facteurs favorisants.

La détection précoce (dépistage) est une philosophie similaire à la prévention : le but est de prévenir l’évolution métastatique des cancers.

LE CANCER DE LA PROSTATE

Premier cancer chez l’homme avec environ 70 000 nouveaux cas par an en France (pic de 71 000 cas en 2011 ; 42 000 cas en 2012 ?)

3ème cause de mortalité par cancer chez l’homme (après le poumon et le colon) avec environ 8700 décès par an.

Les facteurs qui augmentent le risque : l’âge, les précédents familiaux ; l’origine ethnique afro-antillaise ; effet potentiel des substances utilisées dans les cultures des cannes à sucre aux antilles ; la consommation excessive de graisses ; le tabac.

Il n’ y pas d’étude qui permettent de recommander tel ou tel aliment en prévention.

Le cancer de prostate ne donne aucun symptôme tant qu’il est localisé (curable) : la détection précoce (dépistage) permet de prévenir l’évolution vers les formes métastatiques (incurables en totalité).

Au moins un tiers des cancers de prostate dépistés n’évoluent pas et n’entrainent pas de problème : justifiant simplement une surveillance active.

A l’opposé un tiers des cancers de prostate environ sont agressifs et peuvent évoluer rapidement vers une forme métastatique.

Le dépistage et la surveillance active permettent de traiter à temps et seulement quand cela est nécessaire.

 

LE CANCER DE LA VESSIE

Plus de 10 000 nouveaux cas par an en France

7ème place tous cancers confondus

3 % des décès par cancer soit environ 4700 décès par an.

Les principaux facteurs favorisants sont nombreux :

  • en premier lieu le tabagisme actif est responsable de 53 % des cancers de vessie
  • certains polluants industriels (amines aromatiques ; nitrosamines ; polycarbures aromatiques polycycliques)

    L’origine professionnelle représenterait jusqu’à 25 % des cancers de vessie.
    Les secteurs potentiellement concernés sont : industrie textile (utilisation de colorants) ; industrie du cuir ; industrie des colorants ; industrie chimique et pharmaceutique (synthèse, labo de recherche et d’analyse) ; industrie du caoutchouc ; fabrication de l’auramine ; cokerie ; fonderie de fonte ou d’acier ; ramonage, entretien de chaudières ; fabrication d’aluminium (procédé Söderberg) ; fabrication et utilisation d’huiles minérales ??

  • Certaines infections urinaires chroniques (carcinome épidermoïdes)

    Pour les VOIES EXCRÉTRICES URINAIRES SUPÉRIEURES (uretère, bassinet et calices) :
    On retrouve le rôle du tabac et des amines aromatiques.

  • Et enfin certaines formes familiales exceptionnelles où la prévention repose alors sur le conseil génétique.

 

LE CANCER DU REIN

Plus de 11 000 nouveaux cas par an en France.

Environ 3800 décès par an.

Les facteurs favorisants sont le tabac, l’hypertension artérielle (HTA), l’obésité et la sédentarité

Risque professionnels : Plomb, Cadmium, dérivés trichlorés

Les formes héréditaires (importance du conseil génétique) doivent être évoquées en cas de tumeurs avant 40 ans.

 

LA GLANDE SURRENALE

La découverte d’une tumeur est le plus souvent fortuite sur un scanner abdominal réalisé pour des raisons très diverses : on parle d’INCIDENTALOME.

Très souvent un bilan spécialisé endocrinologique est nécessaire.

Sur l’ensemble des scanners abdominaux réalisés, la fréquence des incidentalomes surrénaliens est de 5 %.

Moins de 5 % de ces incidentalomes sont malins.

Certaines de ces tumeurs sont familiales (Néoplasies Endocriniennes Multiples).

 

LE CANCER DU TESTICULE

Environ 2300 nouveaux cas par an en France.

Environ 90 décès par an.

Surtout entre 15 et 34 ans.

Les facteurs favorisants sont :

  • La Cryptorchidie (anomalie de descente du testicule)
    Le repérage et le traitement précoce de ces anomalies constituent donc une mesure de prévention.
  • Les antécédents familiaux du 1er degré
  • l’infertilité

 

LE CANCER DU PENIS

Rare, environ 1 sur 100 000

Les facteurs favorisants sont :

  • phimosis
  • inflammation chronique ; lichen scléro-atrophique ; états pré-canéreux (érythroplasie de Queyrat ; maladie de Bowen).
  • Le papillomavirus humain (HPV) qui donnent les condylomes : les sous types 16 et 18 sont impliqués dans 50 % des cancers du pénis.

Dans les pays en voie de développement, la circoncision dans la petite enfance peut constituer une mesure de pérévention.

 

Toute l’équipe d’UROGARD travaillant en collaboration étroite avec les cancérologues d’ONCOGARD est à votre disposition pour vous renseigner sur la prévention, le dépistage et la prise en charge des cancers urologiques.